Créations 2011 et 2012
Au joly boys
Création de Capriol & compagnie :
Isabelle Diverchy, chant & enseignement des danses
trombine, bio
Nathalie Le Gaouyat, vielle, viole & enseignement des danses
trombine, bio
Ingrid Blasco, vielle à roue
trombine, bio
Olivier Le Gallo, percussions
trombine, bio
Capriol & Cie se consacre à la musique à danser de la Renaissance.
Composé d'Ingrid Blasco, Nathalie Le Gaouyat, Olivier Le Gallo, Isabelle Diverchy, l'ensemble a emprunté son nom à l'Orchésographie de Thoinot Arbeau. Il invite selon
les besoins des différentes créations d'autres musiciens, chanteurs ou instrumentistes.
En Bretagne où les traditions de danse sont si prégnantes, la pratique de la danse Renaissance permet de porter un regard sur les origines des danses traditionnelles de
notre région. Un lien étroit uni en effet les danses du XVIe siècle aux caractéristiques de simplicité et de partage collectif avec les rondes et danses tro bretonnes.
Accordant une très grande importance aux arts et tout particulièrement à la musique, Anne de Bretagne fut l'épouse des deux rois de France Charles VIII et
Louis XII. Ses deux règnes furent une période capitale pour le développement de la musique en France. A Nantes puis à Paris, la duchesse et reine soutint les compositeurs
d'origines diverses présents à la cour : Josquin desprez, Jean Mouton, Johannes Prioris, Antoine Divitis, Pierre Moulu, Jean Richafort ou encore Claudin de Sermisy.

Fasciné par cette période historique et sa richesse patrimoniale, stimulé par les recherches de Jean-Michel Guilcher, Capriol & Cie crée "Au Joly Boys", un premier
corpus instrumental et vocal. Grâce à ses recherches en bibliothèque et à son travail d'interprétation, l'ensemble entend exhumer des manuscrits et faire redécouvrir
des pièces oubliées. Certaines oeuvres sont connues sur le plan musical mais très rarement dansées. A celles-ci, Capriol souhaite restaurer la totalité des facettes.
D'une grâce, d'une inventivité et d'une variété infinies, les danses instrumentales et chants à danser de la Renaissance nous permettent de renouer avec l'esprit de
l'humanisme.
Vous pouvez écouter des airs de ce répertoire.
Coproduction compagnie Babil et association A Toutes Brides
instruments de musique
Disfrutar, musiques du Moyen-âge espagnol
Production compagnie Babil
Genèse du projet
C'est lors de mon dernier voyage en Espagne, terre d'une partie de mes ancêtres, que le besoin de cette création s'est imposé à moi.
A l'heure où chaque nation se replie sur elle-même dans la peur de l'autre, et, tout en revisitant les chef-d'oeuvres artistiques de la ville de Grenade,
j'ai eu ce besoin d'éclater les frontières et de me rappeler que pendant des siècles et des siècles cette Espagne des Chrétiens, des Arabes, et des Juifs,
a développé une des cultures les plus brillantes que le monde ait connu et dont Grenade n'est qu'une survivance architecturale. Dans la cathédrale de cette ville,
des manuscrits musicaux tracés de la main de copistes des XIIIe et XIVe siècles sont reliés dans de grands livres, nous permettant de toucher du regard l'homme que
nous ne connaîtrons jamais.
Propos
Ce concert est construit sur des thèmes musicaux provenant exclusivement de manuscrits ibériques du moyen âge, qu'ils soient arabo andalou, séfarades ou chrétiens.
Ce qui a retenu notre attention c'est l'interpénétration et l'influence de ces différentes cultures les unes sur les autres, créant ainsi une esthétique propre à cette
époque et qui continuera de se faire sentir (malgré l'expulsion d'Espagne des derniers arabes et juifs non convertis en 1492) pendant la période de la Renaissance et
encore au delà.
L'identité, n'étant jamais ni complète ni définitive, sans cesse alimentée d'une infinité de courants, de ruisseaux et de rivières, nous avons choisi de traiter
ces répertoires avec toutes les influences musicales, géographiques, historiques et culturelles que chacun d'entre nous a pu accumuler et qui nous constituent.
Instruments de musique
Cette musique exhumée de manuscrits du Moyen âge, nous avons voulu la traiter avec nos instruments contemporains et notre oreille de musiciens du XXIe siècle.
Ainsi une musicienne finlandaise joue d'un instrument né au XIXe siècle en Allemagne, le bandonéon, une autre joue d' une vielle à roue (dont les premières origines
remontent au XIe siècle, quelque part entre l'Allemagne du sud et la Normandie) fabriquée par un luthier du Morvan installé à Paris et ce, au tout début de ce XXIe
siècle, un troisième jouant des percussions aux influences multiples et intercontinentales. Ainsi nous avons choisi de relier ces musiques d'hier à notre monde
d'aujourd'hui.
Ingrid Blasco : vielle à roue
Kristina Kuusisto : bandonéon
site
Olivier Le Gallo : percussions
trombine, bio
Echo d'mode
Production compagnie Babil
Concert de Duolivine né au printemps 2011, associant musiques traditionnelles et création.
Instrumentaux ou vocaux, les sons se marient, jouent et se répondent, évoluant dans un monde musical peu ordinaire auquel le spectateur curieux de découvertes sonores
acoustiques est convié. Loin de s'inscrire dans le témoignage d'un passé révolu, Echo d'mode s'inscrit dans une tradition vivante et n'est que le reflet de cet instant
fugitif qui, se renouvelant sans cesse, n'est jamais ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.
:
Olivier Depoix : Cornemuses, clarinette, accordéon diatonique,
chant
Ingrid Blasco : vielle à roue
Vous pouvez écouter des airs de ce répertoire.
Solo de vielle
Création textes et musiques : Ingrid Blasco
Production compagnie Babil
Une pièce musicale, en tant qu'objet abstrait, se trouve être l'organisation entre eux, d'un ensemble de sons, de rythmes, de silences, auxquels se mêlent les émotions
que l'auteur a pu y incorporer. Ce sens émotionnel étant évidemment immédiatement détourné, transformé, recomposé par l'oreille de celui qui écoute. Ainsi, l'oeuvre
musicale vit par elle-même, se fait et se défait à chaque écoute. Elle est le miroir engagé du moment, à la fois de l'auteur, de l'interprète et de l'auditeur qui
la reçoit. De cette façon, chaque instant restant unique, la musique devient réalité humaine.
Articulé autour d'une nouvelle gourmande, ce concert où se mêlent mots et notes est un voyage des sens initié à partir du bourdon, cette note fondamentale fil
conducteur, à laquelle on revient toujours, celle qui sert d'appui en permanence et qui par là même permet de s'en éloigner, de discourir, de surprendre, restituant
ainsi toute la richesse mélodique et offrant une large palette des sons acoustiques de la vielle à roue.
Ingrid Blasco: récit, vielle à roue
Vous pouvez écouter des airs de ce répertoire.
Contes de Sagesse
Création : Corinne Henry, Ingrid Blasco
Production compagnie Babil
Création pour les journées du patrimoine à la fondation Bon Sauveur à Bégard.
Le site de la fondation Bon Sauveur est propice aux promenades intemporelles. C'est ainsi que Corinne Henry, conteuse, a pensé
réunir quelques contes du moyen-âge chrétien, soufi et bouddhiste et les faire résonner au coeur même du lieu, le cloître.
Au delà de l'aspect religieux et culturel spécifique de ce répertoire, c'est la sagesse qu'il véhicule qui interpelle en le maintenant ainsi vivant et actuel.
Qu'est ce qu'un conte de sagesse ? C'est un concentré de paroles anciennes qui éveille l'oreille de l'auditeur à différents niveaux. Le sens profond de ces contes ne se
dévoile pas toujours aussi facilement qu'il n'y paraît, mais chacun intègre cette "sagesse" là où elle se love naturellement : dans son esprit.
Corinne Henry : contes
Ingrid Blasco : musique
Conte de Noël en musique
Production compagnie Babil
D'après le Petit Robert, Noël aurait succédé à Nael vers 1175, provenant lui-même du latin "Natalis Dies" :
jour de naissance.
Ainsi donc, les noëls sont des chansons populaires créées en l'honneur de la nativité de Jésus et chantées durant les longues veillées de l'Avent.
Souvent simple et naïve, la poésie des noëls a été colportée à travers les siècles dans des chansons en langues vernaculaires, on en retrouve ainsi un bon nombre
en langue Bretonne.
Autour d'un conte de Noël du malouin Eugène Herpin (1860-1943), Ingrid Blasco vous donne à entendre quelques uns de ces timbres populaires de l'Avent.
Ingrid Blasco : vielle à roue, lecture
Gourmandises
Création : Les Faux Bourdons, production : compagnie Babil
Gourmandises est un spectacle pour l'esprit et les sens.
Au XVIIIème siècle, dans l'Encyclopédie des Lumières, le chevalier de Jaucourt définit la gourmandise comme étant un "amour raffiné & désordonné de la bonne chère".
Raffinement et désordre : cet antagonisme est la trame même de ce spectacle, la gourmandise y étant déclinée sous de multiples facettes.
Redondant dans la littérature de tous temps, le couple sensualité gustative/sensualité érotique prend ici une grande place, sans toutefois négliger le souvenir
nostalgique des sucreries de l'enfance, le repoussant royaume des fainéants, des goinfres et des lâches, ni même l'honnête homme fin gourmet s'imposant comme modèle
culturel français à partir du XVIIème siècle.


Et si aujourd'hui le péché de gourmandise a été laïcisé par la diététique et l'obsession croissante de la minceur féminine, il ne faut pas oublier qu'en d'autres temps
l'église catholique a enseigné les plaisirs honnêtes de la table au mépris le plus complet des critiques protestantes.
"La merveille étalée sous le nez, on n'a plus vraiment faim. Heureusement, le remords s'installe. C'est lui qui vous permettra d'aller au bout de toute cette douceur
languissante. Une perversité salubre vient à la rescousse de l'appétit flageolant. Comme on volait enfant des confitures dans l'armoire, on dérobe au monde adulte un
plaisir indécent, réprouvé par le code - jusqu'à l'ultime cuillérée, c'est un péché." Extrait de " La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules", Philippe Delerm
Emmanuelle Huteau : Chant, clarinette, basson renaissance,
Ingrid Blasco : vielle à roue,
Olivier Depoix : chant, clarinette, cornemuse,accordéon
Marie Bazire : photographie
Cantiques bretons
Production : compagnie Babil
Les premières missions jésuites en Basse Bretagne débutent au XVIIème siècle, avec Michel le Nobletz (1577-1652), Julien Maunoir (1606-1683) lui succédera et écrira
notamment un recueil intitulé « Canticou spirituels » édité chez Hardouin à Quimper en 1646.
A cette époque, ces missions « de l'intérieur » sont entreprises dans les campagnes bretonnes pour redonner un sens chrétien à des usages
religieux qui étaient
parfois devenus des superstitions et qui finissaient par prendre un aspect païen comme peuvent par exemple, en témoigner certaines gwerziou. Ces missions bretonnes
en
langue vernaculaire ont aussi servi plus largement à introduire dans les campagnes les conséquences de la réforme catholique du Concile de Trente (1545-1563).
Le cantique en breton est ainsi utilisé comme moyen d'instruction religieuse. On prend un air à la mode, facile à mémoriser et on y adjoint des paroles édifiantes.

Dans les manuscrits et à quelques rares exceptions près, les transcriptions musicales sont absentes et les cantiques sont ainsi chantés « sur l'air de ». Et, « cet air
de » recouvre aussi bien des musiques liturgiques du XII ème siècle, que des airs de cour du XVI ème ou des timbres populaires du moment. Nombre de ces musiques populaires
ont été retrouvées dans le manuscrit de Guillaume Nicolas qui au XVIII ème siècle transcrivit de nombreux airs sur lesquels étaient chantés ces cantiques.
Ces cantiques du XVII ème ont été chantés jusqu'au milieu du XIX ème siècle et on en trouve de nombreux collectages dans le Trégor, établis par François Marie Luzel
particulièrement et dont les musiques ont été notées quelques années plus tard par Georges Duhamel.
Dans ce concert, nous vous présenterons ces musiques populaires de cantiques ainsi que quelques-uns des textes correspondants. En regard de ces cantiques,
nous vous donnerons à entendre également un autre aspect de la croyance populaire avec la gwerz ar sorserez.
Ingrid Blasco : vielle à roue
Marianne Bouvet : violon, chant
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